Menu principal
Accueil
Editorial
L'Obédience
Histoire
Devenir franc-maçon
Les Loges
Le Temple
Soyons Poêtes !
Nous contacter
Actualités

Eric Jacques
Sérénissime Grand Maître
Le Grand-Maître de la Grande Loge Française de Misraïm, Eric Jacques, fait la couverture du magazine "Initiation" et explique l'orientation de notre Obédience...

 
Identification





Mot de passe oublié ?
Accueil arrow Histoire

La Grande Loge Française du rite de Misraïm

La Constitution de l'obédience affirme avec précision les principes universels de régularité auxquels la Grande Loge entend se conformer.

Cette Constitution déclare entre autre :

1 - La Franc-Maçonnerie affirme l'immortalité de l'âme. Elle requiert de tous ses adeptes qu'ils admettent cette affirmation.

2 - La Franc-Maçonnerie ne définit pas l'Etre Suprême et laisse à chacun la liberté absolue de le concevoir.

3 - Tout travail maçonnique se fait à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers et en présence de trois grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie :

Un Volume de la Loi Sacrée, représentant la connaissance, sous l'Equerre et le Compas, sur lesquels sont prêtés tous les serments et les obligations.

Elle s'affirme pour l'essentiel comme initiatique spiritualiste et dégagée des controverses du monde extérieur. Ceci implique la référence expresse de la recherche initiatique dans la voie de la spiritualité, l'interdiction de toute controverse politique ou religieuse en Loge. Attitude rigoureuse sans doute, mais qui est absolument indispensable pour rester dans la ­voie de l'authenticité traditionnelle MISRAÏMITE.

N'oublions pas qu'à l'origine MISRAIM était composé uniquement de hauts grades, que toutes les obédiences venaient s'y cultiver, s'imprégner, s'améliorer à travers son symbolisme.

Une maçonnerie au présent


Retour à la Tradition ? Assurément. Mais à la Tradition pensée et vécue comme perpétuel présent et donc comme avenir, à la Tradition ­dont le rôle est d'enraciner, d'inspirer, de mobiliser l'homme d'aujourd'hui à l'aube de temps difficiles et peut-être redoutables.

C'est pourquoi la Franc-Maçonnerie Misraïmite a confiance en ses destinées. Elle se sait ouverte, précisément par la clarté et l'ampleur de ses objectifs, à bien des hommes de bonne volonté. Ceux-ci doivent savoir que cette institution a été largement trahie par l'image qu'on a pu donner d'elle. En réalité elle est garante, par ses principes même, de leur liberté et de leur indépendance.

Un dernier mot: l'idéal maçonnique demeure, comme tous les idéaux, un objectif lointain. Une image souvent évoquée l'exprime bien, celle d'un Temple toujours inachevé. Les Francs-Maçons de MISRAÏM ont conscience d'être des hommes comme les autres, avec leurs faiblesses et leurs lacunes. Mais ce qu'ils ont trouvé dans la Loge est, aussi, ce qui les pousse irrésistiblement à se dépasser et s'approfondir.

Origine

MISRAÏM dans son histoire mythique fait d'ADAM le premier Maçon et identifie l'histoire de cette identification à celle de l'univers. Si les Francs-Maçons entendent légitimemeni préserver avec soin le caractère symbolique de rituels qui font un large appel à mythes e1 légendes, l'histoire même de l'institution doit être démythifiée avec quelque rigueur.

Il est indéniable que la Franc-Maçonnerie moderne se rattache aux corporations de maçons et tailleurs de pierre du moyen-âge, bâtisseurs des édifices religieux et civils de l'Occident. On sait en particulier des constructeurs des cathédrales gothiques qu'ils étaient groupés en loges. On les a appelé depuis "maçons opératifs".

Ils se réclamaient de Saint Jean.

La Franc-Maçonnerie moderne ou "spéculative" émergea vers la fin du XVIle siècle et s'établit au grand jour dans le premier quart du XVllle. L'expression "free mason", traduite par "maçon libre" ou "franc-maçon" , apparaît dès 1376. Sur le chantier, les maçons se réunissaient dans la Loge, à la fois atelier et lieu de séjour, dont la première mention connue remonte à 1277. Ils y travaillaient sous la direction d'un maître d'oeuvre, ou "Maître de la Loge". L'apprentissage était long et difficile.

De l'existence de cet embryon de message spirituel, il est légitime de déduire que dans ces groupes fermés d'hommes liés par la pratique quotidienne de leur métier, et par des secrets partagés, s'est développé rapidement le sentiment propre à toute société initiatique, celui d'une affection fraternelle liée au double devoir de s'améliorer (matériellement, techniquement et spirituellement) et d'aider ses compagnons à s'améliorer également. Rien d'autre en effet ne saurait expliquer la mutation qui allait s'opérer plus tard avec le phénomène de l'"acceptation". Dans le courant du XVllle siècle, les Loges, naguère structures occasionnelles consacrées au contrôle du métier, aux secours mutuels et à la formation professionnelle, devinrent une Fraternité visant à propager une spiritualité et une éthique diffuses, voilées par des symboles et illustrées par des légendes. Les outils du maçon, la pierre même qu'il travaillait, devinrent le support symbolique d'une réflexion métaphysique et morale.

Renaissance

Parmi tous les rites maçonniques, le plus mystérieux reste celui de MISRAÏM apparu officiellement au début du XIXe siècle. Ce Rite se veut à la fois le continuateur des divers systèmes de maçonnerie ésotérique qui fleurirent au XVllle siècle et l'héritier des traditions égyptiennes les plus antiques.

Par rapport aux autres obédiences maçonniques, qui souvent le reconnaissent avec difficulté, le rite de MISRAÏM se distingue par son intérêt pour les recherches kabbalistiques et mystiques, par sa hiérarchie de grades, mais surtout par sa fraternité sans pareil.

Dans ce rite ou la notion de transmission spirituelle est essentielle le problème des filiations est fondamental, d'autant plus que depuis les origines, ce rite s'est maintenu à la suite des persécutions des pouvoirs civils et des calomnies fréquentes auxquelles il fût soumis de la part des organisations maçonniques plus puissantes numériquement et de tendances radicales et matérialistes.

L'origine du "rite de MISRAÏM ou d'Egypte", reste assez mystérieuse. Quelques historiens maçonniques ont tenté de mettre en avant quelques dates dans le but de démontrer l'ancienneté de ce Rite. La maçonnerie spéculative est relativement récente, et ce n'est pas la date de fondation d'un ordre maçonnique qui l'ennoblit ou fait apparaître son orthodoxie, voire son authenticité, mais bien son exactitude dans l'enseignement des doctrines maçonnique et son respect de leur esprit.

La première loge française de MISRAÏM, bien attestée, fût fondée en 1814, à Paris par les frères Bédarride.

Selon Robert Ambelain, le rite de MISRAÏM serait né à Venise en 1788 sous la forme d'une loge fondée par un groupe de sociniens auxquels Cagliostro aurait accordé une patente de constitution. Selon Reghellini de Schio (qui était originaire de Venise), avant d'arriver à Rome où il fût arrêté et emprisonné, Cagliostro se rendit en 1788 à Rovereto (petite ville située au sud de Trente, donc non loin de Venise) où il établit une loge et transmit ses pouvoirs au conseiller d'Etat Francesco Battagia de Mori comme substitut et commissaire délégué. Toujours selon le même auteur, "Venise, en fait de rite Egyptien, n'a connu que celui qu'introduisit Cagliostro, secondé par le zèle du Frère S.E. Zuliani [Girolamo Zulian, ambassadeur de la république de Venise]". Ces deux frères étaient membres importants de la loge vénitienne Saint-Jean-de-la-fidélité. Selon certains documents cités par Gastone Ventura, une loge de MISRAÏM existait à Venise en 1796, et elle aurait été reconstituée plus tard, en 1801, par le frère Tassoni, après avoir été mise en sommeil en 1797 sous l'occupation autrichienne.

Un document de la police secrète autrichienne, mentionne l'existence en 1818 d'un ordre maçonnique dénommé "Société secrète égyptienne" qui était particulièrement actif en Italie, dans les îles Ioniennes et en Egypte. Cet ordre utilisait pour désigner le Vénérable de la loge, le titre de Grand Cophte, c'est à dire celui-là même que Cagliostro s'était attribué. L'existence de cette société secrète égyptienne à démontré que le Rite de la Haute Maçonnerie Egyptienne de Cagliostro eût effectivement différents prolongements à partir de Venise : cette société elle-même et le rite de MISRAÏM.

La continuation du rite de Cagliostro en Italie au début du XIXe siècle nous est par ailleurs confirmée par Giuseppe Gabrielli qui a récemment découvert qu'il existait à Naples en 1815 une loge "La Vigilanza", travaillant au Rite égyptien fondé par Cagliostro, dont le vénérable était Pietro Colletta, et le Grand Cophte (distinct du vénérable) le baron Moritemayor. Le régime maçonnique de MISRAÏM importé en France par les frères Bédarride et qui arrivait de Naples en Italie, possédait 90 grades et se réclamait d'une tradition égyptienne des plus antiques.

L'histoire de MISRAÏM avant 1814 reste égnimatique. Cependant, la découverte récente d'un diplôme de 1811, provenant de "la loge la concorde de Lanciano" dans les Abruzzes, vient confirmer certains documents démontrant l'importance d'un certain Lechangeur dans l'histoire originelle du rite de MISRAÏM.

On remarque en effet sur ce diplôme accordant le 66e degré de MISRAÏM au frère Renzetti, la signature de trois hauts dignitaires du rite, Lasalle, Marc Bédarride et Lechangeur, pourvus chacun du 77e degré.

Les frères Lechangeur, Joly et Marc Bédarride importèrent en France le MISRAÏMISME au cours de l'année 1814, et le propagèrent postérieurement en Belgique, en Irlande et en Suisse.

A l'époque même de l'apparition de MISRAÏM à Paris, le célèbre écrivain maçonnique Thory avait écrit lui aussi une notice sur ce qu'il appelait le "Rite de Mitshraïsme (ou d'Egypte)", où il disait notamment:
"Cette institution, qui ne date en France que de quelques années, était très en vigueur à Venise et dans les îles Ioniennes avant la révolution française de 1814. Il existait aussi plusieurs chapitres de Misraïm dans les Abruzzes et dans la Pouille. Les chefs du quatre-vingt ­septième degré de ce rite, prévoyant sans doute le sort qui menaçait les sociétés maçonnique dans ces contrées, ont transporté son siège à Paris où le grand chapitre a été établi le 21 mai 1814. Plusieurs harams ou rabbins très instruits prétendent que le rite de Misraïm est le véritable arbre maçonnique et que tous les systèmes quels qu'ils soient ne sont que des branches détachées de cette institution respectable par sa haute antiquité, et qui a pris naissance en Egypte. Ils ajoutent qu'ils sont possesseurs des statuts de cet ordre écrits en langue chaldéenne. Tous ces grades, excepté les 88, 89, et 90e ont des noms différents qu'on peut lire dans notre nomenclature. A l'égard de ces trois derniers, nous n'en connaissons pas la dénomination : on les a indiqués comme voilés dans le manuscrit qui nous a été communiqué, et ceux qui les possèdent sont appelés dans ce rite,

Maîtres absolus : ils prétendent au privilège de diriger instinctivement toutes les branches de la franc-maçonnerie."

Origine du terme

Le terme MISRAÏM ou mieux MISTRAÏM signifie en hébreu "Egypte".

Dans la Bible, MISRAÏM est aussi le nom de l'ancêtre éponyme des Egyptiens, second fils de Cham. On retrouve ce MISRAÏM dans la légende de la Rose-Croix d'Or (selon la réforme de 1777) où il est dit qu'il avait amené en Egypte une partie de la tradition sacrée. Enfin, dans l'étrange épopée que constitue l'ouvrage de Marc Bédarride, l'ordre maçonnique de MISRAÏM, datant de 1845, ce patriarche biblique est présenté comme le principal fondateur du rite de MISRAÏM auquel il donna son nom. On ne sait pas quand le terme "MISRAÏM" fût utilisé la première fois pour désigner un rite maçonnique. Ce que l'on sait, c'est que le rite maçonnique que Sir Martin Folkes aurait fondé à Rome vers 1740, se serait appelé ainsi. Selon Renato Soriga, c'est peut-être à l'entourage du prince Raimondo di San Severo de Naples que serait due la première élaboration d'un rite de maçonnerie templière dit de "MISRAÏM". Ces suppositions sont proches des affirmations de Giambattista Pessina, Grand Maître d'un rite italien de MISRAÏM à la fin du XIXe siècle, selon lesquelles le rite de MISRAÎM avait été créé le 10 décembre 1747 à Naples et modifié en 1805. Les Bédarride étaient de religion juive et c'était le cas de Vitta Polaco, ainsi que de Parenti. A cette époque, la maçonnerie officielle admettait encore peu les juifs, et les Bédarride ont pu être tentés par une forme rituelle où ils se sentiraient plus à l'aise. D'autre part, dans certains écrits, le patriarche Ananiah est présenté comme l'introducteur du rite de MISRAÏM en France en 1782. Ananiah était vraisemblablement un rabbin originaire du Proche-Orient, peut-être le kabbaliste Hayyim Joseph David Azulai. Il est possible que son enseignement ait été utilisé par Vitta Polaco et les Bédarride pour mettre au point les grades "mystique" 69e et 76e.

Il convient de remarquer que le cadre dans lequel se développa le rite de MISRAÏM fut celui des loges militaires qui s'installèrent dans les territoires occupés d'Italie à partir du Directoire. Or la population locale était accueillie dans ces loges, et beaucoup de juifs italiens, qui tenaient à sortir de leur isolement, s'y firent recevoir. Ce fût par exemple le cas de la loge "Les Amis de l'Union Parfaite", fondée en 1796 par les officiers de la garnison française de Livourne. Il est donc probable que les Bédarride qui avaient l'habitude de fréquenter ce milieu juif italien, adepte à la fois de la Kabbale et de la maçonnerie, y trouvèrent un excellent terrain pour faire fructifier leurs grades "mystiques". On pourrait aussi imaginer qu'il y eût une influence de l'ordre des frères initiés de l'Asie, auquel participèrent de nombreux juifs, sur le rite de MISRAÏM à travers Venise (notamment par l'intermédiaire du frère Polaco). L'importance de la tradition juive pour Marc Bédarride apparaît encore dans son ouvrage De l'ordre maçonnique de MISRAÏM où il fait remonter la maçonnerie de MISRAÏM aux premiers patriarches de la Bible, particulièrement au second fils de Cham appelé justement MISRAÏM. Marc Bédarride ignore complètement le Jésus chrétien, bien qu'il fasse allusion à un certain Joseph qui puisse y faire penser, et qu'il soit question d'un autre Jésus, né en -122, traducteur en grec de l'Ecclésiaste et grand initié de MISRAÏM.

Selon Marc Bédarride, l'histoire profane désigne MISRAÏM sous le nom de Ménès et il fut adoré comme un dieu sous les noms d'Osiris, Adonis ou Séraphis (Sérapis). On retrouve ce fameux MISRAÏM dans d'autres légendes maçonniques de l'époque, en particulier chez les rose-croix d'or du XVllle siècle. Mais en fait, toujours selon Marc Bédarride, la maçonnerie serait encore plus ancienne et c'est "le patriarche Adam qui aurait formé la première loge avec ses enfants". Il était donc intéressant de voir comment Marc Bédarride allait résoudre dans son ouvrage le problème de la rivalité entre Abel et Caïn, le judaïsme orthodoxe se réclamant de la tradition d'Abel, le berger nomade soumis à l'autorité de Yahveh, et la maçonnerie se référant parfois à la tradition de Caïn, le bâtisseur sédentaire, dont les descendants furent les créateurs de tous les arts et techniques.

En fait, il contourne la difficulté en déclarant que Caïn s'est repenti de sa faute et que tous les descendants d'Adam se sont réconciliés à l'époque de Jubal et Tubal-Caïn. Si l'on se réfère aux documents inédits signalés par Gastone Ventura, nous pouvons seulement supposer qu'il existait dans la république de Venise et peut-être dans les îles Ioniennes qui en dépendaient, un rite ou une loge dite de MISRAÏM, qui pratiquait durant la dernière décennie du XVllle siècle une série de hauts grades se réclamant d'une origine égytienne. Ceci confirmerait les affirmations de Robert Ambelain selon lesquelles le rite de MISRAÏM serait à Venise en 1788 sous la forme d'une loge fondée par un groupe de "sociniens" (secte protestante anti-trinitaire) auxquels Cagliostro, alors de passage à Trente, aurait délivré une patente de constitution. Ceux-ci, ne souhaitant pas pratiquer la rituélie magico-kabbalistique de ce dernier, choisissent de travailler au rite templier. Cagliostro leur transmet donc la Lumière maçonnique.

Dans l'état actuel des recherches, il semble que la source originelle du rite de MISRAÏM se situe dans la république de Venise et qu'il ait connu son premier épanouissement dans les loges fran­co-italiennes du royaume de Naples sous l'autorité de Joachim Murat (1808-1814) qui, durant l'occupation napoléonienne de l'Italie, constituait un Etat vassal de l'Empire.

Il apparaît aussi que les principaux promoteurs de MISRAÏM furent les frères Parenti, César Tassoni, Charles Lechangeur, Pierre de Lasalle, Théodoric Cerbes, Vitta Polaco puis enfin Gad Bédarride et ses deux fils Marc et Michel.

L'Egypte.

Initier, c'est donc dans ce sens proposer à un homme une aventure spirituelle, c'est l'engager à découvrir et à mettre en oeuvre ses propres virtualités par un long travail intime dont le rite maçonnique sera le révélateur.

II est un fait que l'Egypte ancienne est une société initiatique. L'Art Egyptien a été qualifié d'Art Royal et nous y retrouvons les trois stades de l'initiation. MISRAÏM en perpétue la Tradition. D'autre part le symbolisme joue un rôle capital dans le processus initiatique : avec ses multiples aspects (symbolisme de la construction issu de la tradition des maçons opératifs, symbolisme de la délivrance, de la quête du Sacré, du Progrès éthique), il ne constitue pas un enseignement proprement dit mais une incitation à la méditation et à l'interprétation personnelle des symboles.. Son lent déchiffrement conduit le Maçon à une approche de l'homme et du monde qui est comme l'image de sa condition. La marche vers la Lumière, la construction du Temple : autant de formules indéfinissables mais qui interpellent et orientent dans la même voie, et auxquelles chaque Maçon s'efforce de donner dans le secret de sa méditation, la signification la plus riche.

Le Grand Architecte De L'Univers.

La fidélité aux principes de la Franc-Maçonnerie régulière implique la reconnaissance de l'Etre Suprême que la Franc-Maçonnerie appelle traditionnellement le « Grand Architecte de l'Univers ».

Il est évident aussi qu'une maçonnerie authentique ne peut avoir aucun dessein antireligieux. Elle garantit au contraire à ses membres la totale liberté de l'esprit. Ainsi peu­vent oeuvrer au sein de la Franc-Maçonnerie ré­gulière tous les hommes de bonne volonté, pour­vu qu'ils aient une conviction spirituelle, quelle qu'elle soit. La Franc-Maçonnerie authentique n'est ni une religion, ni un substitut à la religion ; elle n'a ni credo, ni révélation propre, ni dogmes, ni chefs spirituels. Elle ne propose pas non plus une mystique. D'autre part, elle n'entend nulle­ment se substituer aux religions, ni aux églises. Son idéal serait que chacun de ses membres, grâce à son initiation, vive plus intensément, soit sa religion, soit sa recherche spirituelle person­nelle:.fraternité et tolérance.

La Franc-Maçonnerie sous toutes formes se réfère constamment à la fraternité. Ce terme est, comme on le sait, employé dans les contextes les plus divers et il convient d'en préciser l'acception.

Pour les Francs-Maçons réguliers, le terme "fraternité" implique d'abord que tous les hommes sont frères et qu'à ce titre, ils ont droit à notre respect et à notre aide. Mais pour la Maçonnerie MISRAÏMITE , cette fraternité maçonnique est essentiellement de source initiatique.

Chacun ainsi se trouve uni aux autres Maçons par l'expérience partagée d'un symbolisme vécu et éprouvé, par le désir de tous de former une communauté initiatique.

Que peut signifier alors la tolérance? Ici aussi, la source est dans l'initiation : l'initié sait qu'au delà des idéologies, des opinions, des divergences de vues sur nombre de sujets, ses Frères cherchent comme lui, et comme lui se sont engagés sur le chemin de la Lumière. Ils ont appris à respecter sous des aspects bien divers la personne de leur Frère. Si les idées de celui-ci ne les satisfont pas, sa personne ne leur est pas moins chère, Il ne s'agit plus de cette tolérance suspecte qui ne trouve souvent sa source que dans l'acceptation sans joie de ce qu'on renonce à empêcher ou à combattre, mais d'une attitude positive, fondée sur le respect et la compréhension et qui découle simplement de la fraternité initiatique.

Misraim est à même de revendiquer l’antériorité de la maçonnerie égyptienne

Certes  nous sommes flattés que certaines obédiences  se réfèrent a Cagliostro mais nous ne pouvons qu’émettre des doutes quand à la véracité de leurs dates de créations.


Si Misraim vous séduit nous sommes à votre disposition  pour vous recevoir ,vous tendre la main pour ensemble progresser sur le chemin initiatique

 

 

felouque